Vous êtes ici > Accueil > LEXIQUE > P > POLTERGEIST

Nouvelle page 1

Meilleurs liens

 

Les esprits de la même famille, à Couvin

Les possédés de Marcinelle
Photos à Mont-st-Guibert
Photos d'une maison hantée à Charleroi
Hantise - Passage vers l'enfer
Secret du spiritisme
vidéo sur la médiumnité
Hantise - Le monde des ténèbres
Hantise - Summerwind
transcommunication avec les morts
Paralysie du sommeil
PARANORMAL
POLTERGEIST
Les meilleurs pve's 2010

Qui est en ligne ?

AIDEZ SGH BELGIQUE

Pourquoi faire un don ?

ACCUEIL
APPELEZ-NOUS
SGH FORUM
LIENS
 

Bienvenue sur SGH Belgique

A - B - C - D - E - F - G - H - I - J - K - L - M - N - O - P - Q - R - S - T - U - V - W - X - Y - Z

POLTERGEIST ; Signification du mot

Un poltergeist, de l'allemand poltergeist, dérivé de poltern « faire du bruit » et geist « esprit », est un phénomène paranormal consistant en des bruits divers, des déplacements, apparitions ou disparitions d'objets et autres phénomènes a priori inexplicables. Les poltergeists sont, en général, considérés comme des phénomènes de « petite hantise » liés le plus souvent à la présence d'un(e) adolescent(e) perturbé(e), par opposition aux phénomènes de « grande hantise » qui supposent l'intervention de l'esprit d'un ou plusieurs morts, bien que la séparation ne soit pas toujours évidente

Le terme poltergeist apparaît en 1540 dans le Nouveau dictionnaire d'Erasmus Alberus. Il est employé, pour la première fois en allemand, par Martin Luther durant la Réforme protestante, dans Propos de table[N 1], pour désigner des événements qui, selon les croyances populaires de l'époque, sont provoqués par des esprits désincarnés ou par le diable. Catherine Crowe l'utilise pour la première fois en anglais en 1848 et c'est la médium roumaine Eleonore Zugun[N 2] qui, au milieu du XXe siècle, le popularise en se faisant appeler « fille de Poltergeist ». Paradoxalement, les Allemands utilisent désormais plus volontiers le terme Spuk.

REC AUDIOS
REC VIDEOS
PHOTOGRAPHIES
PARAPSYCHOLOGIE
LEXIQUE
LES VIDEOS
DOCUMENTATIONS
LIEUX HANTES
paranormal à Champagne
Une maison en Brabant-wallon
la maison hantée au coin
paranormal a Mont De Doville
débarquement de Normandie
Visite SGH avec une Médium
 
Voir les autres investigations
Dam's (Fondateur)
Stéphanie (Fondatrice)
 
SGH FRANCE ICI

Poltergeist est un nom absent de la quasi-totalité des grands dictionnaires français contemporains. On le traduit couramment par l'expression « esprit frappeur ». Pour le remplacer, l'écrivain et parapsychologue René Sudre a proposé sans succès le néologisme thorybisme, par dérivation d'un mot grec signifiant bruit ou trouble. En 1948, le docteur Thomas Bret utilise, sans plus de succès, l'expression Métapsychorragie métacinétique.

Les manifestations d'un poltergeist présentent tout ou partie d'une gamme considérable d'effets défiants la raison : coups ou bruits violents de percussion, bruits divers, sans cause identifiable ; jets de pierres ou de débris inexpliqués, visant l'intérieur ou l'extérieur d'une maison (lithobolie); déplacement ou projection d'objets (parfois brisés), pouvant aller jusqu'à leur lévitation ou leur apparente téléportation à travers des parois solides. Plus rarement : combustions spontanées ; actions sur les personnes : contacts, griffures, morsures et lévitations] ; emploi d'une voix spectrale (utilisation des « fausses cordes vocales » des victimes[N 3]) et apparitions. Voici la description qu'en fait Ernest Bozzano:

« Outre les phénomènes auxquels nous avons fait allusion, de meubles qui se déplacent, de fenêtres et portes qui claquent, de vaisselle qui se brise, il s'agit très souvent de sonnettes qui ne cessent de s'agiter bruyamment sans cause apparente, même après qu'elles ont été isolées par la suppression des cordons et des fils. Tout aussi fréquents sont les cas de « pluies de pierres », présentant des traits caractéristiques fort remarquables, comme lorsque les pierres parcourent des trajectoires contraires aux lois physiques, ou s'arrêtent en l'air, ou tombent lentement, ou atteignent avec une dextérité très insolite un but déterminé, ou frappent sans faire de mal, ou bien sans rebondir ensuite, comme si elles étaient empoignées par une main invisible ; ou comme lorsque les pierres se trouvent être chaudes, voire même brûlantes. En d'autres circonstances, les draps sont violemment arrachés des lits des personnes couchées, ces dernières étant soulevées et déposées doucement sur le sol, si toutefois les lits eux-mêmes ne sont pas renversés. »

Les manifestations semblent en général purement « gratuites » et totalement dénuées de cause et de logique. Malgré des dégâts matériels, parfois importants, les personnes présentes sont rarement blessées :

« Mais ce qui nous a le plus étonnés, c'est qu'aucune des 300 pierres jetées n'ait touché personne ; le premier jour, mon petit garçon était au jardin, ma petite fille dormait au premier, dans son berceau près de la fenêtre ouverte ; ils n'ont été incommodés en aucune façon ; la bonne a reçu, il est vrai, un quart de brique sur la tête, mais elle n'en a presque pas souffert ; mon beau-père a été touché au bras et il s'est écrié « Tiens, je n'ai rien senti ». »

Le phénomène est attesté dans toutes les régions du monde, en Europe et aux États-Unis, mais aussi en Chine, en Afrique, en Amérique du Sud, au Japon, en Inde, en Nouvelle-Zélande, en Patagonie, aux Antilles, à Java, etc. Il est aussi présent à toutes les époques: le chercheur Hereward Carrington en a identifiés cinq antérieurs à l'an mil, et 130 entre le XIe siècle et la fin du XIXe siècle. Toutefois, une étude concernant les phénomènes "psi" dans l'antiquité, ne trouve « aucun récit préchrétien reconnaissable » décrivant un poltergeist, bien que Suétone cite le cas d'un homme qui, s'étant endormi dans un lieu sacré, s'en est trouvé soudain éjecté, avec son lit, « par une force occulte subite ».

S'agissant de phénomènes dits paranormaux ou surnaturels, de nombreux témoignages sont souvent le fruit d'une imagination excessive de la part des témoins, voire de désordres psychologiques. Dans le cas des « esprits frappeurs » il s'agit, dans la plupart des cas relevés, de bruits naturels venant du « travail » des menuiseries ou de la maçonnerie, du passage de petits animaux ou du bruit de cours d'eau souterrains.[N 4] S'y ajoutent évidemment des supercheries délibérées[N 5], des plaisanteries de mauvais goût et des actes de malveillance.

Selon le professeur Charles Richet :

« Mais pour les phénomènes objectifs la difficulté est autre. Là en effet toutes les fraudes sont possibles, et l'expérience a prouvé que les fraudes étaient fréquentes, très fréquentes. Quand, dans une maison dite hantée, s'entendent des fracas divers, bruits de portes qui s'ouvrent et se ferment, roulement de meubles, bris de vaisselles, et tout le cortège ridicule de manifestations qui est de coutume dans les hantises, l'idée vient tout d'abord qu'il s'agit d'une forte plaisanterie, faite par des individus mal intentionnés, des domestiques renvoyés, des gens intéressés à faire quitter la maison à tel ou tel de ses habitants. Le plus souvent il faut incriminer, comme cause de ces infestations, de très jeunes gens, de l'un ou l'autre sexe, à demi idiots, à demi vicieux, qui, sans trop comprendre ce qu'ils font, jettent des pierres, cassent des vitres, en dissimulant leurs gestes et en laissant croire qu'ils sont restés immobiles, n'ayant d'autre motif que de tromper. »

Toutefois il reste un grand nombre de témoignages, de toutes les époques et dans toutes les cultures, qui tendent à démontrer qu'il se produit épisodiquement des phénomènes inexpliqués, constatés par des témoins dignes de foi et donnant parfois lieu à de très officiels constats de gendarmerie[N 6] ou à des enquêtes approfondies, éventuellement accompagnées d'enregistrements physiques[N 7] ou photographiques.[N 8].

Comme le note Pascale Catala:

« Dans les dossiers sur lesquels ils enquêtaient, les parapsychologues ont souvent découvert que des sujets simulaient les poltergeists en provoquant eux-mêmes les dégâts (en cassant des objets ou les renversant, en lançant des pierres, etc.). Alan Gauld a relevé des « fraudes » dans 12% des cas, et Hans Bender dans 26%, et ceci même dans les cas où on avait pu mettre en évidence par ailleurs des événements paranormaux. Il convient donc de rester très prudent et d'adopter une attitude nuancée : ce n'est pas parce qu’un sujet fraude ou simule, qu'il s'agit obligatoirement d'un faux poltergeist. Tizané faisait remarquer que les gendarmes prenaient souvent un sujet en flagrant délit, et décrétaient que l'affaire était résolue, alors qu'il n'en était rien, certains phénomènes restant totalement inexpliqués. »

Le docteur Maxwell avait, en son temps, fait des remarques allant dans le même sens :

« Nous ne savons pas en effet quelles sont les causes qui peuvent amener certains sujets à frauder : dans la majeure partie des cas, on ne trouve aucun intérêt qui puisse les guider ; on ne s'explique pas l'origine des manifestations ; on ne comprend pas comment des petites filles de dix ou douze ans aient eu l'idée d'imaginer de lancer des pierres, de casser des vitres ou de faire danser des fauteuils et voltiger des assiettes. L'explication de leur conduite devient au contraire facile, si nous supposons que des phénomènes vrais ont précédé l'imitation qu'en fait le jeune sujet et lui en ont suggéré l'idée. Nous serions en présence de ces cas de fraude mixte, où quelques vérités se mêlent aux mensonges, cas fréquemment observables chez les sujets professionnels du somnambulisme ou du spiritisme. »

Si vous avez des questions, n'hésitez pas de nous envoyer un message, nous vous répondrons rapidement, APPELEZ-NOUS.

HAUT DE PAGE

 

 

 
 

® © Copyright all reserved  "SGH Belgique" 2009-2011